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ÉVASION EN HÉLICOPTÈRE

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ÉVASION EN HÉLICOPTÈRE

Message par Edith le Ven 27 Sep - 22:44

ÉVASION EN HÉLICOPTÈRE


Sébastien Foray était persuadé qu’on allait le tuer


Publié le: vendredi 27 septembre






«Et plus le temps avance, ma carrière, j’ai l’impression

qu’elle est foutue à cause de ça», a raconté Sébastien Foray.



Pris en otage, un pistolet braqué sur la nuque, le pilote d’hélicoptère
Sébastien Foray était persuadé d’y laisser sa peau lors de la spectaculaire
évasion de prison de Benjamin Hudon-Barbeau et Dany Provençal à
Saint-Jérôme, le printemps dernier.

Même si les plus grands médias internationaux l’ont sollicité, il a accepté
de se confier à J.E. lors d’une entrevue exclusive, car il s’est senti
oublié dans toute cette histoire.

«Ça m’a mis un très gros break dans ma carrière. Et plus le temps avance,
ma carrière, j’ai l’impression qu’elle est foutue à cause de ça», a-t-il raconté.

Il nous a confié des éléments jamais révélés à propos de l’évasion, dont un
indice laissé dans la cour de prison d’où deux détenus se sont évadés,
devant des gardiens complètement pris au dépourvu.

Un vol comme les autres

Le 17 mars 2013, le vol qui a changé la vie de M. Foray s’annonce
comme les autres. Ses deux clients, Billi Beaudoin
et Mathieu Steven Marchisio, jouent les «bons touristes».

Avant même de décoller, le pilote a eu le pressentiment
que quelque chose ne tournait pas rond.

Cinq minutes avant d’arriver à St-Jérôme, l’expression des «touristes» change.
«Ils vont passer des faux touristes à des braqueurs qui me font vraiment comprendre
que si je fais pas ce qu’ils veulent, ça va mal se passer», a raconté le pilote.

Ils lui arrachent son casque de pilote et placent un pistolet à son cou,
lui montrant un chargeur plein de balles.

Puis, ils se dirigent vers la prison où Barbeau ou ses complices ont pris
soin de laisser un chandail rouge vif indiquant le lieu du rendez-vous.

Cet indice démontre que l’évasion était planifiée.

Les ravisseurs font descendre une corde qui s’avère trop courte.
Le pilote est donc obligé de poser l’hélicoptère sur le toit de la prison,
pendant que les évadés s’attachent et que l’hélicoptère redécolle.

Ce moment aura duré six longues minutes.

Pourquoi les gardiens n’ont-ils pas alors tenté d’intervenir?

«Je vois vraiment dans leurs yeux qu’ils se posent la question :
est-ce qu’il y a vraiment un hélicoptère là? […] Je pense qu’ils ont
été complètement dépassés», a raconté le pilote.

À ce moment-là, il pense s’enfuir et détache même sa ceinture,
mais un des ravisseurs lui dit d’un ton menaçant de ne pas jouer au héros.

À deux doigts de la mort

Avec 300 à 400 livres de trop, il survole tant bien que mal le boulevard
Curé-Labelle et tout un quartier résidentiel.

À ce moment-là, les deux prisonniers sont suspendus au bout de la corde.
Barbeau pendait la tête vers le bas.

L’hélicoptère doit se poser d’urgence sur un terrain vague de construction.

«Pour moi, c’est la panique totale, a relaté le pilote. Pour eux, c’est l’explosion
de joie. Je pense qu’ils pensent que c’est réussi.»

L’hélicoptère redécolle et les passagers disent à M. Foray de se rendre à l’hôtel L’Estérel.

«Je vais me sentir très très mal. Très très grosse crise d’angoisse parce qu’à ce moment-là,
je suis persuadé que je vais mourir, qu’ils vont me tuer, finalement», a dit le pilote.

M. Foray réussit quand même à atterrir près de l’hôtel et à convaincre les ravisseurs
de le laisser partir rapidement.

Toujours pas terminé

«Dès le lendemain, ça a été la suspension de ma licence de vol parce que
Transports Canada jugeait que ça pouvait être un événement traumatisant
qui affecte ma sécurité et la sécurité aérienne. Je ne pouvais plus voler.
Ça a duré deux mois, de très longues démarches administratives auprès
de psychologues, de médecins, évidemment de Transports Canada
et de la CSST», a-t-il confié à J.E.

Six mois après les événements, Sébastien Foray n’en a toujours
pas terminé avec le dédale administratif.

Il dit bien vivre avec tous ces événements, mais il n’en est toujours pas sorti.

Quant aux évadés et leurs complices, ils ont été rattrapés par les policiers
et ils croupissent derrière les barreaux.

Au niveau de la sécurité, les choses ont-elles changé?

«Comme il n'y a rien qui a changé, je pourrais le refaire demain matin […]
Je fais ça dans un snap de doigts», a raconté Barbeau à J.E.

De son côté, la direction de la prison a refusé de dire si elle a pris des mesures
supplémentaires depuis, pour des raisons de sécurité.

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Re: ÉVASION EN HÉLICOPTÈRE

Message par Edith le Jeu 3 Oct - 22:42

ÉVASION | COMPLICES


La Couronne s'oppose à leur libération


Publié le: jeudi 03 octobre 2013,





Les présumés complices dans la spectaculaire

évasion par hélicoptère à la prison de Saint-Jérôme

le 17 mars dernier étaient de retour en cour.



SAINT-JÉRÔME -

Le dossier des présumés complices dans la spectaculaire
évasion par hélicoptère à la prison de Saint-Jérôme
le 17 mars dernier était de retour en cour jeudi.

La preuve est volumineuse contre la conjointe
et les deux frères du détenu Benjamin Hudon-Barbeau,
qui n'étaient pas présents en cour.
La Couronne va tout faire pour éviter la
libération des trois présumés complices de
l'évasion, digne d'un scénario hollywoodien.
Elle soutient que les risques seraient trop
élevés pour la sécurité du public.

«La Couronne s'objecte à la remise en liberté des
accusés pour deux motifs. Entre autres choses,
que la remise en liberté des accusés minerait la
confiance du public envers une saine administration
de la justice, a déclaré le procureur de la Couronne
Steve Baribeau. Et également, parce que la remise
en liberté des accusés ferait en sorte que la sécurité
et la protection du public seraient brimées.»

Le juge n'a pas pu trancher sur la libération des
coaccusés parce que la défense a demandé un
délai pour analyser la preuve imposante.
Ils ont tous plaidé non coupables à de graves
accusations d'enlèvement, de séquestration,
d'utilisation d'arme à feu lors d'un acte criminel,
de complot, d'évasion et de détournement d'aéronef.

«La preuve est lourde. On a remis un complément
ce matin aux avocats de la défense, qui doivent
prendre connaissance de l'ensemble de la preuve
avant de prendre une position définitive et arrêtée
dans le dossier», a dit le procureur.

L'avocate des trois coaccusés ne s'est pas adressée
aux médias. Luana Larose, la conjointe de
Benjamin Hudon-Barbeau, Vincent et Samuel Barbeau
et ses frères, ne seront pas présents au tribunal
le 17 octobre prochain, alors qu’on fixera une date
pour l’enquête sur remise en liberté.

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