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JEAN-LOUIS ROUX

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JEAN-LOUIS ROUX

Message par Edith le Sam 30 Nov - 8:28



Dernière mise à jour: 29-11-2013


Des camarades saluent


Jean-Louis Roux






Le regretté Jean-Louis Roux a été décrit comme «cultivé» et «généreux»




Dès l’annonce de la mort de Jean-Louis Roux, vendredi matin, les témoignages
ont fusé sur les réseaux sociaux et dans les médias.

«J’ai connu Jean-Louis il y a, je ne sais pas, 70 ans, a dit la comédienne Janine Sutto.
C’était un partenaire extrêmement rassurant. J’ai de la peine, mais je suis heureuse
qu’il soit parti, car les six derniers mois ont été absolument terribles pour lui.
Je m’en veux beaucoup de ne pas l’avoir vu ces derniers temps.
C’est une grande figure du théâtre.»

«Jean-Louis a été un grand dans notre monde artistique, il ne faut pas oublier
qu'il a participé à la fondation du Théâtre du Nouveau Monde et qu'à la télé,
il a interprété le rôle d'Ovide Plouffe, ce qui en a fait un personnage de légende,
a dit le comédien Gérard Poirier. On s'est donné la réplique à quelques occasions
et je peux dire que c'était un homme qui se faisait une très haute idée de son
métier d'acteur. Il était très préoccupé par les problèmes sociaux,
c'était un idéaliste qui rêvait à un monde meilleur, qu'on pouvait parvenir
à changer les choses.»

La comédienne Nicole Leblanc, qui lui a donné la réplique dans le téléroman Cormoran,
a dit qu’elle était intimidée par lui. Elle a salué sa «grande gentillesse» et sa «grande
maîtrise du jeu».

«Nous venons de perdre un grand homme, un créateur qui a fait beaucoup pour le milieu,
a dit pour sa part la comédienne Monique Mercure. Il est un des fondateurs du TNM, de
l'École nationale de théâtre, il est derrière le regroupement des artistes pour la paix, il
touchait à tout et il s'impliquait beaucoup. Bon, il tenait à ses idées, même si cela le
menait parfois vers la controverse.»

«Au revoir, monsieur Roux, a dit l’homme de théâtre Michel Marc Bouchard.
C'est tout le théâtre qui vous pleure.»

«Cela me fait beaucoup de peine, je me vois à sa place, je fais un peu de projection,
a dit Paul Buissonneau. Mon tour est proche et nous sommes lui et moi à la fin de notre
périple. J'admirais beaucoup Jean-Louis, même si parfois j'étais plus ou moins d'accord
avec ses idées. Nous nous prenions souvent la tête tous les deux, mais toujours dans l
e respect et l'admiration. En tant que comédien, il m'avait ému aux larmes dans la pièce
Le Roi Lear au début des années 1990. Chose certaine, sa disparition laissera un grand
trou dans le fromage gruyère de notre théâtre.»

«J'ai joué avec lui à plusieurs reprises, nous nous sommes connus chez les scouts au
Collège Sainte-Marie, a dit le comédien Gilles Pelletier. Il était un peu plus âgé que moi,
il était chef de patrouille et moi je n'étais qu'un simple scout. Nous avons joué notamment
dans Don Juan et une pièce de son cru, Rose Latulipe, dans les années 1950, en plus de
nombreux télé-théâtres. Nous nous entendions bien malgré son caractère droit, difficile.»

«Il fait partie d'une génération de gens qui ont été des précurseurs, qui ont créé
l'École nationale de théâtre, qui voulaient faire un théâtre plus classique, a raconté
Nathalie Gascon. Ma mère me parlait beaucoup de lui – il était le parrain de ma sœur
Marie-Hélène – et chaque fois que je le voyais j'étais impressionnée. Quand il a pris la
direction du TNM et qu'il y a eu l'émergence du théâtre québécois, l'arrivée de
Michel Tremblay, il a su s'adapter. Il a compris que c'était une chose inévitable et
positive, et il a même présenté Les fées ont soif au TNM. Ma mère est décédée récemment
et j'ai tenté de le joindre pour lui parler, mais ça n'a pas été possible, il était alors hospitalisé.»

«Nous venons de perdre l'un de nos grands comédiens, un passionné de son métier qui a
joué un rôle pivot dans l'histoire du théâtre au Québec», a dit Michel Dumont.

«On le savait malade, mais on pense toujours que ces gens-là ne mourront jamais, a confié
la directrice du Théâtre du Nouveau Monde, Lorraine Pintal. Je l'ai vu pour la dernière fois
en août dernier, à l'hôpital, et je venais d'apprendre qu'il avait enfin été transféré dans un
centre de longue durée. Je l'ai connu en sortant du Conservatoire, au début des années 1970,
et j'ai eu l'occasion de jouer avec lui dans la pièce Equus de Peter Shaffer. Ça a été un rôle
très marquant pour lui au théâtre qu'il a joué longtemps, il était formidable. J'ai aussi eu la
chance de le diriger dans Don Juan, à Stratford, en Ontario. C'était une star, on l'applaudissait
quand il apparaissait sur scène. La pièce a par la suite été présentée au TNM. C'était un homme
très généreux, très disponible envers les camarades, il aimait les comédiens.
Et je garde le souvenir d'un très grand acteur, qui avait ajouté de la sensibilité à son jeu,
ce qui le rendait très émouvant. C'est évidemment le dernier fondateur du TNM qui vient de mourir,
on est maintenant obligé de parler d'eux au passé. En 2011, j'ai créé en son honneur la bourse
à la création Jean-Louis Roux destinée aux jeunes auteurs.»

«J'ai rencontré Jean-Louis Roux alors que je n'avais que 16 ou 17 ans, a dit le comédien Guy Nadon.
J'allais souvent au TNM, et après le spectacle, Jean-Louis prenait le temps de discuter avec le public.
Je voulais déjà faire ce métier-là et je contestais souvent ses dires de manière à ce qu'il me remarque.
J'ai travaillé souvent avec lui, on a partagé la même loge, notamment au Rideau Vert, et malgré son
air réservé, il était très humain. Nous jouions dans la même pièce lorsque mon père était mourant
et qu'il est décédé. À ma sortie de scène, Jean-Louis m'attendait pour me prendre dans ses bras.
L'une des dernières fois que je l'ai vu, il se déplaçait avec difficulté et m'avait confié :
"Je ressens la fatigue des ans”. Je garde vraiment de très beaux souvenirs de cet homme-là.»

«Je n’oublierai jamais le jour où le TNM s’est installé à la Place des Arts, sur la scène qui est
aujourd’hui le Théâtre Jean-Duceppe, a relaté Albert Millaire, qui a été l’adjoint de Jean-Louis Roux
au TNM. Je me souviens qu’à notre première saison, la salle était tellement grande qu’on avait
évidemment pété notre budget. C’était extraordinaire. Sur un budget de 1 million $,
on était 200 000 $ en déficit. Nous sommes partis, Jean-Louis et moi, rencontrer notre gérant
de banque sur la rue Sainte-Catherine. Je n’oublierai jamais qu’on a signé un billet de 200 000 $
de dettes, qui ont été payées par la suite. On s’est regardés en se disant : ou on paye ou on s’en
va en prison. Il fallait y croire : signer un billet de 200 000 $ de dettes il y a 35-40 ans.»

«De La Famille Plouffe à C.R.A.Z.Y., en passant par Le Visiteur, Jean-Louis Roux a été associé
de près aux grandes aventures de la télévision, du cinéma et du théâtre québécois.
Il restera dans notre mémoire collective comme un comédien ayant occupé des rôles
inoubliables sur les différentes scènes artistiques du Québec», a déclaré le ministre de la
Culture et des Communications du Québec, Maka Kotto.

«Très triste d'apprendre le décès de Jean-Louis Roux, un titan du théâtre canadien, a dit la
ministre du Patrimoine canadien et des Langues officielles, Shelly Glover.
Mes condoléances à sa famille et à ses proches.»

«Mes condoléances à la famille de Jean-Louis Roux, un grand acteur et dramaturge qui a
profondément marqué le théâtre canadien», a dit le chef de l’opposition à Ottawa
et chef du NPD, Thomas Mulcair.

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