Chez Édith

POLYTECHNIQUE 1989

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POLYTECHNIQUE 1989

Message par Edith le Ven 6 Déc - 23:49

Polytechnique:


la miraculée Nathalie Provost témoigne


Publié le: vendredi 06 décembre 2013,






Nathalie Provost a été atteinte de trois projectiles

le 6 décembre 1989 lors de la tragédie de Polytechnique.




En entrevue au Journal du midi, l'une des étudiantes en génie qui a confronté
Marc Lépine lorsqu'il a fait éruption dans une classe de l'École Polytechnique
de Montréal pour tuer 14 femmes a accepté de revenir sur les événements
du 6 décembre 1989 avec Sophie Durocher.

Nathalie Provost, qui a été atteinte de trois projectiles, se souvient très
bien du moment où elle a confronté le tireur.

«Je viens d'un milieu où on parle, où on se dit les choses qu'elle soient
bonnes ou dures à entendre. Ça se passe très très vite un événement
comme ça et je dirais que mon éducation, dans mon instinct et
l'importance de la parole que j'ai pris cette initiative».

Mme Provost a également souligné que l'anniversaire de cette tragédie
lui procure des émotions différentes chaque année, mais que l'appui
de sa famille aide à panser ses plaies.

«Je suis une femme qui a le privilège d'avoir une famille et des amis proches.
Cette communauté qui m'a entourée a été très précieuse pour moi».

Maintenant à l'emploi de l'Office de la langue française, Mme Provost
continue de se battre pour le maintien du registre des armes à feu au
Canada et elle souligne que la possession d'une arme doit être un
privilège et non un droit.

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Re: POLYTECHNIQUE 1989

Message par Edith le Sam 6 Déc - 23:36

Tragédie de la Polythechnique


Montréal commémore les victimes

Déjà 25 ans


Publié le: samedi 06 décembre 2014,



Quatorze rayons lumineux ont été allumés sur le belvédère
du Mont-Royal en l’honneur des 14 victimes.


Plusieurs cérémonies pour commémorer la mémoire
des 14 femmes décédées sous les balles de Marc Lépine
se sont tenues à Montréal en samedi après-midi.


Des centaines de Montréalais ont pris part à une marche silencieuse,
une bougie à la main, à travers le cimetière Notre-Dame-des-Neiges


Les proches des victimes ont d’abord déposé des
fleurs devant la plaque commémorative de l’École polytechnique.


Des membres des associations étudiantes de Polytechnique déposent
des gerbes de fleurs devant le bâtiment de l’École.


Des centaines de personnes se sont ensuite réunies sur la
place du 6 décembre pour la lecture des noms des jeunes
femmes.


Des proches de victimes et des professeurs se sont recueillis devant
la plaque commémorative de l’École polytechnique.


Les participants ont continué avec une marche à
travers le cimetière Notre-Dame-des-Neiges pour rejoindre
le belvédère du Mont-Royal.


Une vigile animée par Anne-Marie Dussault et Pierre Bruneau
s’est tenue au Chalet du Mont-Royal.


Finalement, une vigile réunissant de nombreuses personnalités s’est tenue au Chalet du Mont-Royal.


La sœur d’une des victimes, Sylvie Haviernick, a parlé au nom
des familles lors de la vigile.

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Re: POLYTECHNIQUE 1989

Message par Edith le Dim 7 Déc - 0:05

La mère de Marc Lépine

aime encore son fils

Elle ignore toujours pourquoi il a commis

la tuerie de Polytechnique, il y a 25 ans

Publié le: vendredi 05 décembre 2014




Monique Lépine affirme qu’elle veut aider les
gens qui souffrent, sans les juger.



La mère du tueur de Polytechnique s’est confiée au
journaliste Harold Gagné pour la deuxième fois depuis
que son fils Marc Lépine a assassiné 14 étudiantes,
le 6 décembre 1989. Dans une entrevue exclusive
diffusée hier soir à l’émission J.E., Monique Lépine
raconte le chemin qu’elle a parcouru depuis la tragédie.

Après 25 ans, qu’est-ce qui a changé?
Comment vous sentez-vous?


Mon fils aurait eu 50 ans cette année, et je me dis, il a
vécu aussi longtemps que ce drame-là.

Personnellement, j’ai plus envie de sérénité, de retourner
chez moi et d’arrêter peut-être même les conférences et tout ça.

À l’exception des gens que j’aide en privé, qui ont besoin
d’encouragement. Parce que, ce qui m’intéresse, ce n’est
pas l’événement comme tel, mais les gens qui ont souffert
à travers cet événement-là et qui aujourd’hui souffrent à
cause de circonstances similaires.

Vous avez revu certaines victimes?

Oui. Et chaque fois que je parle dans des endroits,
je vois toujours quelqu’un qui a un lien avec Polytechnique.

Vous êtes consciente du fait que ça va vous
suivre toute votre vie?


Oui. Ça fait partie des douleurs émotionnelles qu’on doit porter
quand on a décidé de pardonner.

Mais maintenant, j’ai décidé d’accepter cette peine-là pour
finalement aider d’autres personnes.

Toutes les fois qu’un drame arrive, les médias vous courent après.
Vous êtes devenue un point de référence.

Qu’est-ce que vous leur dites?

Maintenant, je ne réponds plus à aucune demande, non.
Souvent, ce sont des entrevues qui sont brèves,
tu ne peux pas expliquer.

Tu ne peux pas dire le fond de ta pensée. Donc,
c’est un peu parler pour parler. Ça ne m’intéresse pas
de commenter tous les meurtres et suicides qui se passent.



Pourquoi Marc a-t-il fait ça?
Est-ce que vous avez de nouvelles explications?


Je reste sur les trois hypothèses que j’ai dégagées pendant
mes 17 ans de silence.

La première: est-ce que mon fils avait une maladie mentale
qu’on ignorait? Parce que, dans ce temps-là, on ne
diagnostiquait pas les maladies mentales comme aujourd’hui.
Peut-être avait-il des tendances schizophréniques, et qu’il
a fait ce geste-là en état de psychose, je ne sais pas.

Mais ça demeure une hypothèse parce qu’on ne peut rien
prouver, et il n’avait pas été diagnostiqué comme tel.

Aujourd’hui, on met beaucoup ces meurtres-là sur la faute
de la maladie mentale, et je me demande si on essaie de
déresponsabiliser les personnes des gestes qu’elles posent.

L’hypothèse que je retiens le plus, c’est que mon fils avait
certainement des blessures émotionnelles.
C’est-à-dire des sentiments de rejet, d’abandon, de trahison,
qui remontent à l’enfance.

À l’époque où j’ai laissé mon mari, mes enfants n’avaient
que cinq ans et trois ans. Et je me suis longtemps posé la
question: quel impact ça pouvait avoir sur un petit enfant
d’être abandonné, de laisser sa maison,
de ne plus voir son père?

Et puis, mon fils ne s’exprimait pas. Et tout ce qui n’est
pas exprimé s’imprime à l’intérieur de toi.

Quand tu n’as pas réglé tes blessures de l’enfance,
elles reviennent et tu vas réagir de la même façon.

Cela dit, il y a une troisième hypothèse qui me vient à l’esprit.
Le fait qu’il ait mentionné «je hais les féministes».
J’ai l’impression que mon fils a voulu se venger des femmes,
probablement parce que les femmes l’ont fait souffrir.

Longtemps, je me suis demandé: est-ce que moi-même
j’étais en cause?
Parce que j’aurais pu passer pour une féministe.

Mais je ne pense pas que mon fils se serait attaqué à moi.
Mais oui, souvent je me dis, est-ce que c’est vers moi que
sa colère était dirigée?

Avez-vous l’impression que les gens vous en veulent
d’avoir mis au monde Marc Lépine?


Il y a juste une seule journaliste à ma connaissance qui a eu
ces propos-là, de dire: «Quelle sorte de mère ça prend pour
mettre au monde un monstre?» Elle ne me connaît pas.
Je ne connais pas sa vie.
Probablement que sa vie n’est pas si rose que ça.

Mais je lui pardonne, parce que ce sont des paroles gratuites.
On ne peut pas se mettre à la place des gens, dans leur tête,
à moins de vivre vraiment des événements qui sont semblables.

Mais on se fait souvent des images de parents irresponsables,
de parents qui ne s’occupent pas de leur enfant.

On a dit «ça prendrait certainement une mère qui est BS,
une personne qui n’a pas d’éducation».
On m’a dit ça, ces choses-là.
«Certainement pas une chrétienne.»

Alors que vous en avez [de l’éducation]. Vous êtes infirmière?

Oui, j’ai fait mon métier pendant 40 ans comme infirmière.
J’ai une maîtrise en éducation. Je crois en Dieu.
Et je pense que je ne répondais pas nécessairement
aux critiques qu’on me mettait sur le dos.

Mais je pardonne aux gens, parce que souvent on parle
en fonction de ce que l’on connaît. Mais la souffrance est
présente pour les parents des tueurs autant que pour les
parents des victimes.

Et en plus, tu as des sentiments de culpabilité, de honte,
très grands. Malheureusement, dans la société, on ne nous
donne même pas de l’aide, parce qu’on n’est pas du bon côté.

Vous n’êtes pas reconnue comme étant une victime?

On n’est pas reconnus au sens de la loi comme des victimes.
On est «collatéral». Et ça ne donne rien, ça.

Alors, en plus du geste posé par tes enfants, en plus de la
honte et de la stigmatisation sociale, tu dois aussi payer
pour les traitements que tu reçois.

Souvent, ce sont des femmes qui ont l’odieux de porter les
conséquences des gestes de leurs enfants.
Et elles n’ont pas toujours les ressources. Elles ne peuvent
pas nécessairement, comme moi, qui étais dans le milieu
hospitalier, recevoir des soins. Alors elles souffrent en silence.

Elles n’osent même plus se relever parce qu’elles sont
sous le poids de la condamnation de la part de la société.

Si ça n’avait pas été de votre foi...

Je ne crois pas que je serais là. J’ai été 17 ans en silence.
La seule personne à qui je pouvais vraiment me confier,
c’était Jésus, en qui je croyais.

Et je me disais, il n’y a pas un être humain sur terre qui
peut saisir l’ampleur de ce que je ressens à l’intérieur de moi.
C’était tellement gros. C’était inhabituel.
On a récupéré ça comme étant la journée contre la violence
contre les femmes.

Donc, chaque année, on me ramène encore à cette journée-là,
constamment, comme si ma vie commençait au 6 décembre 1989.

Qu’est-ce que vous aimeriez qui change?

Qu’on arrête de juger, premièrement. Parce que, les jeunes
qui posent de tels gestes, ce sont des êtres qui ont souffert
ou qui souffrent terriblement. Qu’au lieu de mettre l’accent
sur le comportement, on regarde plus au cœur de la personne.
Ou qu’on regarde plus ce qu’elle vit.

Parce qu’on va tout de suite mettre de côté les jeunes qui
sont différents, les jeunes qui sont marginaux, les jeunes qui
sont plus artistes que rationnels dans notre société.
Ceux qui n’aiment pas le sport, versus ceux qui sont
plus sensibles.

C’est malheureux parce que ces jeunes-là ne trouvent
pas leur place. J’en vois encore, chaque fois que je parle
dans des collèges.

Est-ce qu’ils vous disent des fois:
«Mme Lépine, j’ai eu envie de tuer moi aussi»?
Est-ce qu’ils vont jusque-là?
Qu’est-ce que vous leur dites?


Oui, ça arrive. Ils ne se sentent pas compris et on les rejette.
Je vais essayer de les encourager à peut-être changer des
choses pour eux-mêmes. Je me laisse inspirer sur le moment
quand je les rencontre. Je leur dis aussi que j’aimais mon fils,
malgré le fait qu’il a fait ces choses-là.

Parce que beaucoup de ces jeunes pensent que parce qu’ils
sont différents, ils ne sont pas aimés de leurs parents.

On me pose souvent la question: est-ce que tu aimes
encore tes enfants? Oui, j’aime encore mes enfants parce
que, pour moi, la dernière heure ne représente pas mon fils
qui a vécu 25 ans. J’ai eu des bons moments avec lui.
J’ai eu des moments de tendresse avec lui.

Quand vous êtes sortie du silence après 17 ans, une de
vos préoccupations était de dire aux victimes à quel point
vous regrettiez. Est-ce que vous vous adressez encore
à ces familles de victimes?


Une fois que le pardon a été accordé, je n’ai plus à revenir
là-dessus. Parce que, dans le fond, le pardon,
ça te libère toi-même.

C’est un choix que j’ai fait en 2001, de décider de vivre pour
aider des gens et non pas de mourir. À partir du moment où
tu ne te regardes plus, que tu ne t’apitoies plus sur toi-même.
Parce que c’est ça, la victimisation: on se regarde, on regarde
nos blessures. On n’est pas capable de voir les autres.

J’ai réalisé que mes enfants sont morts, mais, moi, je suis
encore en vie. Et ma vie doit continuer. Je ne veux pas
être en mode survie. J’ai décidé de vivre pour aider les
femmes qui sont en souffrance. Je veux m’adresser à ces
gens-là et je vais essayer de les encourager au mieux de
mes connaissances et de ma compassion.

Et les gens, des fois, me disent: «Tu es courageuse.»
Je dis, oui, le courage, c’est quoi? C’est d’avancer malgré
nos peurs. Parce qu’on a toujours des peurs.
Peur de ce que l’autre pense de nous.

Mais à partir du moment où tu te sens en paix avec toi-même,
tu vas aller selon tes convictions. Et pour moi, c’est ça, la vie.
C’est d’être moi-même, avec ce que j’ai. C’est sûr que les
drames font partie de ma vie, je ne peux pas les exclure.
Mais le seul pouvoir que j’ai, c’est ma réaction par rapport à ça.

Aujourd’hui, je réalise que, malgré tout, malgré le fait que je
suis une personne retraitée et quand même assez âgée,
j’ai une vie qui est bien remplie, ce que je n’aurais peut-être
pas eu s’il n’y avait pas eu ces drames.

Comme quoi dans la vie, le Seigneur prend nos drames et
toutes les choses négatives de nos vies pour apporter
quelque chose qui est bon, qui est positif, où tu peux aider
d’autres personnes.

Je rencontre régulièrement des gens qui ont connu des
événements similaires aux miens.
Ils ne savent pas à qui s’adresser.
Ils savent que, moi, je ne les juge pas.


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Re: POLYTECHNIQUE 1989

Message par Edith le Dim 7 Déc - 0:10

Polytechnique, 25 ans plus tard




Sur la photo, plusieurs personnes déposent des roses
devant la plaque commémorative située sur la façade
ouest du pavillon principal de Polytechnique.

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Re: POLYTECHNIQUE 1989

Message par Edith le Dim 7 Déc - 0:12






Afin de commémorer le 25e anniversaire de la tragédie
de Polytechnique, plusieurs évènements étaient prévus
le samedi 6 décembre 2014 à Montréal, notamment le
dépôt de trois gerbes de 14 roses, en mémoire des
14 victimes tuées par le tireur Marc Lépine.

Sur la photo, le maire de Montréal, Denis Coderre,
et le directeur du Service de police de Montréal,
Marc Parent, durant la marche au flambeau en leur mémoire.

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Re: POLYTECHNIQUE 1989

Message par Edith le Dim 7 Déc - 0:13






Afin de commémorer le 25e anniversaire de la tragédie
de Polytechnique, plusieurs évènements étaient prévus
le samedi 6 décembre 2014 à Montréal, notamment le
dépôt de trois gerbes de 14 roses, en mémoire des
14 victimes tuées par le tireur Marc Lépine.

Sur la photo, la foule durant la marche au flambeau en leur mémoire.

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Re: POLYTECHNIQUE 1989

Message par Edith le Dim 7 Déc - 0:16




La mairesse de l'arrondissement de
Villeray-Saint-Michel-Parc-Extension Anie Samson,

le maire de Montréal Denis Coderre et le
premier ministre du Québec Philippe Couillard, à l'arrivée

de la marche au flambeau en mémoire des victimes
de Polytechnique, au sommet du mont Royal

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Re: POLYTECHNIQUE 1989

Message par Edith le Dim 7 Déc - 0:19





Afin de commémorer le 25e anniversaire de la tragédie de
Polytechnique, plusieurs évènements étaient prévus le
samedi 6 décembre 2014 à Montréal, notamment le dépôt
de trois gerbes de 14 roses, en mémoire des 14 victimes
tuées par le tireur Marc Lépine.

Sur la photo:
Alain Perreault (président de l'Association
des étudiants de Polytechnique en 1989)

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