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COIFFURE / BARBIERS / AU FÉMININ /

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COIFFURE / BARBIERS / AU FÉMININ /

Message par Edith le Dim 12 Jan - 8:56

Coiffure | Formation


Retour de la mode des barbiers :

le milieu manque de relève

Deux soeurs veulent relancer le métier

de barbier pour contrer le manque de relève

Journal de Montréal, Publié le:

samedi 11 janvier 2014,





Rebecca Suissa a ouvert avec sa sœur jumelle, Déborah, un salon et
une école de coiffure pour hommes à Rosemère,
l’Académie Sens Studio Coiffure. Elles déplorent le manque de
formation dans ce domaine, au Québec, mais constatent
une hausse de la demande.



À l’ère de l’homme coquet, où les salons de barbier connaissent un regain de popularité,
le métier semble en manque de relève. Préoccupées par ce manque d’effectif, deux sœurs
jumelles ont lancé une école de coiffure pour hommes pour «sauver» la profession.

«La coupe pour hommes est délaissée. Au rythme où ça va, dans quelques années, il n’y
aura plus de coiffeurs qui maîtrisent la technique.» Déborah Suissa est très inquiète pour
l’avenir de sa profession. C’est après avoir constaté le manque de relève dans la coupe pour
hommes qu’elle et sa sœur jumelle, Rebecca, ont dé­cidé de fonder leur propre école, il y a
qua­tre ans, à Rosemère. Elles y offrent uni­quement des cours spécialisés dans la coupe de
cheveux pour homme et la taille de la barbe. La «technique barbier», com­me on l’appelle.

« Le métier ne va nulle part »

Plusieurs salons de barbier existent toujours à travers la province. Mais la plupart sont
tenus par des hommes d’un certain âge qui voient leur retraite approcher et aucune
relè­ve possible.

«Quand j’aurai pris ma retrai­te, le salon va fermer, c’est sûr!» s’exclame le réputé Menick,
surnommé «le barbier des sportifs». Son mythique salon est installé depuis 54 ans rue Masson,
à Montréal. Et ce n’est pas la clientèle qui manque, pourtant. «Le mé­tier ne va nulle part,
déplore-t-il. Plus personne ne voudra reprendre ça.»

Même son de cloche chez Michel Pattley, qui œuvre dans la région de Laval depuis une
quarantaine d’années. «Ça fait longtemps que je le sais, qu’il n’y a pas de relè­ve!»
s’exclame-t-il.

Une expertise qui se perd

«C’est vraiment un manque de formation, croit Déborah Suissa. Mais il y a une demande.
Les hommes ont le goût d’avoir une vraie coupe de cheveux.»

Elle ajoute qu’il n’est pas rare qu’un homme entre dans son salon et se plaigne du
manque de qualité de sa coupe précédente.

«Leur nuque est mal rasée ou leurs favoris ne sont pas égaux», observe Déborah.

C’est le cas de Jean-Samuel Côté, un jeu­ne homme dans la vingtaine, qui fréquente
le salon Sens Studio Coiffure depuis un an.

«Ça faisait quatre ou cinq coiffeuses que je passais avant de ve­nir ici. Je n’étais pas
satisfait», explique-t-il.

Question d’assurances ?

Malgré cette demande, rares sont les écoles de coiffure qui of­frent un cours spécialisé
dans la coupe pour hommes.

L’Académie Pure, à Montréal, n’offre pas de cours sur la «technique barbier». Une question
d’assurances, précise l’enseignant Éric Tremblay. «Nous avons beaucoup de demandes de
gens qui veulent suivre un cours de barbier, concède-t-il. C’est vraiment une mode en ce
moment. Mais nos assurances ne couvrent pas ce genre de pratique,
avec les rasoirs sur le bord de la gorge…»

À l’Académie Sens Studio Coiffure, l’assurance du salon couvre ce genre de pratique
puisque les deux sœurs sont suffisamment expérimentées. «Les élèves ne font pas la barbe
tout de suite, explique Déborah. Ils commencent en s’exerçant sur un ballon et
ensuite ils font les favoris.»

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