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RAPIDES DE LACHINE 1907 ET 1931

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RAPIDES DE LACHINE 1907 ET 1931

Message par Edith le Dim 2 Fév - 9:43

Montréal retour sur l’image


Les rapides de Lachine


Entre 1907 et 1931


Centre d'histoire de Montréal                        


Publié le: samedi 01 février 2014













1- Les redoutables rapides de Lachine

Violents, menaçants, périlleux, la réputation des rapides de Lachine n'est plus à faire
! Situés au sud-ouest de l'île de Montréal, les rapides s'étendent sur une distance de
10 kilomètres et représentent, depuis toujours, un casse-tête pour les navigateurs.
Dès le début du 17e siècle, les coureurs des bois et les colons doivent s'arrêter à
la hauteur des rapides et traverser ce secteur par voie terrestre avant de poursuivre
leur route vers les Grands Lacs. Peu pratique, direz-vous! Pour contourner cet
obstacle naturel, on construit, au début du 19e siècle, un canal qui permet de relier,
grâce à 7 écluses, les 14 kilomètres séparant le port de Montréal et le lac Saint-Louis.
Inauguré en 1825, le canal Lachine connaît un vif succès: les industries se multiplient
sur ses abords et on estime qu'au tournant des années 1930, près de 15 000 bateaux
y circulent annuellement. Toutefois, suite à l’aménagement de la voie maritime du
St-Laurent sur la rive sud du fleuve à la fin des années 1950, le canal Lachine connaît
un lent déclin. Fermé au début des années 1970,
il est rouvert à la navigation de plaisance en 2002.




2- Âmes sensibles s'abstenir


C’est une première! Le 19 août 1840, l’intrépide navire à vapeur Lors Sydenham parvient
avec succès à descendre les rapides de Lachine. Suite à cet exploit, les touristes en quête
de sensations fortes accourent. Même le prince de Galles, Albert Edward, s’y arrête lors
de son passage à Montréal en 1860! Les passagers de cette «excursion extrême» se rendent
habituellement en train jusqu’à Lachine où un bateau les attend. Au départ, seuls les pilotes
autochtones parviennent à naviguer dans les dangereux rapides. Même s’ils ne sont plus aux
commandes au 20e siècle, la tradition veut qu’ils accompagnent tout de même les passagers
lors de la descente. À la hauteur des rapides, un Iroquois de la nation mohawk s’approche
donc du navire à bord d’un canot et se joint à l’équipage. La descente peut enfin commencer.
Avec un débit de 8 500 mètres cubes à la seconde et une dénivellation pouvant atteindre
jusqu'à 13 mètres, les rapides garantissent des émotions fortes pour les passagers!
Après la descente, le bateau regagne le port de Montréal alors que les touristes, sains et saufs,
apprécient la stabilité du plancher des vaches




3- Des rapides photogéniques

Concentré sur la scène, le photographe ajuste son appareil. Il attend le moment opportun
pour immortaliser le passage du Rapids King sur les rapides de Lachine… Construit en
Ontario en 1907, cet impressionnant navire fait partie de la «triade royale» de la Canada
Steamship Lines composée également du Rapids Queens et du Rapids Prince. Au plus grand
bonheur des touristes, les bateaux blancs sillonneront les rapides jusqu’à la fin des années
1940. Avec l’arrivée de la photographie moderne, à la fin du 19e siècle, et le développement
de la technologie qui permet dorénavant de reproduire de façon illimitée une image,
cette industrie connaît un véritable essor au Québec au début du 20e siècle.
Populaires tant auprès des voyageurs que des photographes, les rapides de
Lachine occupent alors une place de choix dans l’industrie de la carte postale
illustrée québécoise!

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