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LES 1001 PROJETS DE L'AVOCAT DES INCESTES

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LES 1001 PROJETS DE L'AVOCAT DES INCESTES

Message par Edith le Lun 14 Juil - 7:44

Georges Brossard


À table avec Georges Brossard:


les 1001 projets de l’avocat des insectes


Publié le: lundi 14 juillet 2014,




Georges Brossard:


Autour de lui, des milliers d’insectes. Des tarentules vivantes, des papillons bleus ou des
scarabées qui reluisent comme des bijoux. Dans la cave de sa magnifique demeure du
Parc du Mont-St-Bruno, l’entomologiste Georges Brossard a créé un musée, son propre
insectarium, une sorte de cave d’Ali Baba où les insectes sont rois.

Il nous accueille sans flafla. Le café à la main, camisole noire, au beau milieu des 400 000
bestioles attrapées un peu partout dans le monde. Tout est toutefois classé avec un souci
impressionnant dans des tiroirs en bois, des cadres, des classeurs.

Mais clairement, Brossard, 75 ans, qui est aussi pilote d’avion et acrobate n’a pas fait le
tour du monde pour s’enrichir. «C’est rentable. Si je voulais devenir vendeur d’insectes,
je serais beaucoup plus riche. Mais je donne beaucoup. Des centaines de jeunes, souvent malades,
sont venus chercher des papillons bleus. Et ça fait des miracles», dit celui qui a été interprété
par William Hurt au cinéma.

Défendre les insectes

Brossard a «arrêté de travailler à 38 ans» après une lucrative carrière de notaire.
Puis, il a décidé de vivre de sa passion.

«J’ai pris une classe animale qu’on méprisait, qu’on dédaignait. J’ai toujours été sur le bord des
pauvres et petits. C’était comme cela quand j’étais un notaire. J’aidais les jeunes couples à devenir
propriétaires. Je leur disais : vous n’êtes pas un peuple de locataires», dit-il.

Depuis plusieurs années, Brossard se dit l’avocat des insectes. Ils sont ses clients, il les défend,
prend leur parti en toutes occasions.

«J’ai jamais été attaqué par un animal, mais j’ai déjà été attaqué par des humains. La jungle est en ville.
Dans la vraie jungle, il n’y a personne d’agressif. C’est noble, c’est pur, c’est ‘sécure’. Dans le moindre bar,
tu es sujet à de la prédation», nous dit-il lorsqu’on lui demande s’il a connu la peur lors de ses aventures.

Dans sa cave aux mille trésors, Georges Brossard a encore beaucoup de projets. À chaque voyage,
il revient avec 35 000 insectes (ce qui fait sursauter parfois les douaniers). Sa collection grandit
et il est sollicité. Après avoir fondé l’insectarium de Montréal en 1990,
il a fondé 11 autres insectariums partout dans le monde. Là, il va en implanter un autre à
Kampala, en Ouganda.

«Des fois, je donne mes insectes ou je les vends. Je les apporte là-bas, je leur montre.
Certains pays qui sont très riches ou institutions me disent : on peut payer. Exemple, j’en ai fait
un pour Audubon Institute à La Nouvelle-Orléans, eux ils ont payé», dit-il.

Impossible toutefois de connaître les revenus qu’il dégage de ses collaborations. Ce qu’il avoue
toutefois, c’est que la valeur de sa collection avoisine les 2 millions $. Par exemple, certains
papillons valent 50 $, d’autres 200 $ alors que certains très rares peuvent même se vendre 10 000 $.

Un élevage massif ?

Mais son nouveau projet demeure encore plus mystérieux. Il avoue plancher sur une entreprise
où on ferait l’élevage massif des insectes pour nourrir notamment les poulets.

«On s’en vient avec une famine internationale. On va crever de faim. Le maïs est de plus en plus
utilisé pour faire du pétrole. Moi, mes insectes vont nourrir l’humanité. Je vais mettre en place
une grosse firme qui va faire l’élevage, probablement à Saint-Hyacinthe. Je veux développer une
expertise québécoise comme avec l’insectarium», dit-il.

Fou comme projet ? Pas du tout, répond-il. Il croit aussi que les papillons qui ont tous une
fragrance seront utilisés pour produire des parfums. Mais il faudra attendre encore plusieurs
années. À ce moment-là, Brossard souhaite vivre encore de sa passion. «Je vais chasser jusqu’à ma mort.
Mon rêve c’est de mourir dans une ‘trail’», avoue-t-il tout simplement.

La diplomatie des fleurs et des insectes

Les relations entre la Chine et le Québec, spécialement Montréal, se sont énormément réchauffées
grâce à l’ex-maire Pierre Bourque qui avait nombre d’amitiés en Asie, estime son ami Georges Brossard.

«Les fleurs de Bourque et les insectes de Georges ont fait plus pour réunir la Chine à Montréal que
50 ans de politique niaiseuse. Pierre Bourque était le meilleur ambassadeur culturel et économique»,
dit-il avec son franc-parler habituel.

Montréal et Shanghai sont des villes jumelées. La première a donné le magnifique Jardin de Chine
au Jardin botanique. «On aurait dû payer 20 millions $ pour l’avoir. Là, on l’a eu gratuitement»,
se rappelle Brossard.

En retour, Montréal a implanté un insectarium en Chine sur lequel il a planché avec son ami
Stéphane Le Tirant, conservateur et responsable des collections à l’Insectarium de Montréal.

«Pierre Bourque a fait énormément à ce niveau. Et Georges invitait aussi les Chinois chez lui et leur
faisait des repas gargantuesques», se rappelle Le Tirant.

Ottawa n’a jamais favorisé le réchauffement des relations. Bien au contraire, constate Brossard.

«Quand on a ouvert l’Insectarium de Shanghai avec Stéphane, on avait invité l’ambassade du Canada.
Ils ne sont jamais venus. Je me sentais comme un petit Québécois tout seul. C’est le souci que le
fédéral a du Québec. On a raison des fois de vouloir un pays», dit-il en rageant.

Questions à Georges Brossard

Vous aimeriez que les berges du Saint-Laurent soient redonnées aux Montréalais ?

Oui, les berges doivent appartenir à la Rive-Sud et à Montréal. Actuellement, elles sont au
fédéral car en plein milieu de la voie maritime. Ça serait bien d’aller s’y promener, faire du camping, etc.
J’ai écrit à Denis Coderre, mais il ne m’a jamais répondu. Je suis déçu car il semblait intéressé
à agrandir Montréal.

Que pensez-vous de l’Espace pour la vie, ce projet

pour améliorer les alentours du Stade Olympique ?


Il faut valoriser l’Est autant qu’on a valorisé l’Ouest. Faut les aider dans le bon sens en mettant en
valeur de belles choses, pas seulement des égouts, du pétrole ou du recyclage. L’espace sur la vie,
c’est un effort. Faut fleurir Montréal. On a une belle ville, mais il existe un climat de
pessimisme épouvantable.

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Un Jour à La Fois
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