Chez Édith

DIABÉTIQUE QUI FUME = DANGER

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas

DIABÉTIQUE QUI FUME = DANGER

Message par Edith le Sam 25 Fév - 14:47

Tabac chez les diabétiques: risque accru de complications

Le tabagisme aggrave les complications du diabète, qu'il soit de type 1 ou de type 2. On sait que le risque de complications associées à la fois au tabagisme et au diabète est presque 14 fois plus élevé que chez les personnes ayant un seul de ces facteurs de risque. Les preuves provenant d'études sur des diabétiques montrent le très fort lien entre tabagisme et mortalité. Fumer présente en effet un risque supplémentaire de complications macro-vasculaires (accidents vasculaires cérébraux, infarctus du myocarde) et micro-vasculaires (néphropathie, neuropathie, rétinopathie) ce qui contribue à accroître la morbidité et la mortalité. En ce qui concerne les complications micro-vasculaires, différentes études ont montré que le tabagisme entraînait un taux de sécrétion d'albumine plus élevé chez les fumeurs que les non-fumeurs, entraînant une microalbuminurie (présence de petites quantités de protéines dans les urines, qui est le premier signe de la détérioration de la fonction rénale). Le risque de complications microvasculaires est plus important dans le diabète de type 1. Les risques de complications macrovasculaires (maladies coronariennes, AVC, maladies vasculaires périphériques) sont accrus chez les personnes ayant un diabète de type 2. La UK Prospective Diabete Study a ainsi démontré que le tabagisme chez les personnes atteintes d'un diabète de type 2 était un facteur de risque important et indépendant de la maladie cardiaque, d'accident vasculaire cérébral (AVC) et de la maladie vasculaire périphérique. (4) Le sevrage tabagique a donc une importance capitale dans le traitement du diabète pour faciliter le contrôle glycémique et limiter le développement des complications du diabète. Différentes études ont rapporté l'importance d'arrêter de fumer le plus vite possible à partir du moment où le diabète est diagnostiqué.

Sevrage tabagique des diabétiques : des spécificités à prendre en compte

Les fumeurs diabétiques ont souvent un niveau élevé de dépendance et ont du mal à arrêter. Lors d'une étude de Ardron et al menée sur 60 personnes, une seule a arrêté de fumer au bout des 6 mois. (5) Par ailleurs, les fumeurs diabétiques hospitalisés semblent moins intéressés par des programmes de sevrage que d'autres malades (6) et le sevrage tabagique chez les personnes diabétiques s'avère difficile. Plusieurs raisons ont été avancées pour expliquer la difficulté du sevrage dans cette population. La peur de la prise de poids tout d'abord. Diverses études ont montré que les diabétiques pensaient que fumer les aidait à moins manger et donc à contrôler leur poids. Pourtant, la prise de poids après l'arrêt du tabac est généralement peu importante et minime par rapport aux risques encourus avec la poursuite du tabagisme. En outre, il est possible de limiter la possible prise de poids à l'arrêt en pratiquant une activité physique modérée. Les personnes souffrant de diabète ont aussi des risques plus élevés de dépression que le reste de la population. Cela entraîne souvent un niveau élevé de consommation de tabac et l'on sait aussi que le stress est un frein au sevrage tabagique. Pour ces différentes raisons, les programmes de sevrage devraient être spécifiques pour les personnes diabétiques. La dépendance au tabac devrait être évaluée chez tout fumeur diabétique. Au niveau de la prise en charge, on peut proposer aux fumeurs diabétiques une substitution nicotinique qui peut être associée à une thérapie cognitivo-comportementale. Il peut être utile de les accompagner également sur le plan nutritionnel afin de les aider à gérer leur poids lors du sevrage. Enfin, il serait utile de s'intéresser à l'état psychologique des patients : les diabétiques dépressifs ou ayant des antécédents de dépression devraient être aidés particulièrement (thérapies et/ ou médicaments).Pour sensibiliser les diabétiques aux risques du tabagisme, le concept "d'équivalent de glucose" a été développé dans les cliniques de traitement du diabète à Taïwan. Basé sur l'étude d'une large cohorte asiatique, le risque d'un individu fumant se trouve être équivalent en moyenne à une augmentation de la glycémie de 41mg/dl dans la cohorte générale et de 68mg/dl chez les diabétiques. Ce concept pourrait aider les médecins à convaincre les diabétiques d'arrêter de fumer. Enfin, il faut évoquer le cas des jeunes diabétiques de type 1. Il s'agit d'une population sensible puisqu'il semblerait qu'après l'annonce du diagnostic, ces jeunes gens se tournent plus facilement vers le tabac. Des programmes de prévention
et de sevrage spécifiques devraient donc leur être également proposés.

_________________
Un Jour à La Fois
avatar
Edith
Admin

Féminin Messages : 2966
Date d'inscription : 25/02/2013

Voir le profil de l'utilisateur http://leforumdeedith777.forum-canada.com

Revenir en haut Aller en bas

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut

- Sujets similaires

 
Permission de ce forum:
Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum